Comment fixer ses tarifs quand on démarre ?
Ni au hasard, ni en copiant le voisin. La méthode par le calcul, et pourquoi le prix bas est le piège le plus courant.
La plupart des indépendants fixent leur premier tarif en regardant ce que font les autres, puis en retirant un peu « pour commencer ». C'est le point de départ le plus risqué : vous héritez des contraintes d'un confrère dont vous ne connaissez ni les charges, ni le loyer, ni le volume.
Le prix se calcule d'abord, se compare ensuite.
Partez de ce que vous devez gagner
Trois nombres suffisent :
- Vos charges annuelles. Loyer, matériel, assurances, cotisations, comptable, logiciels, formation.
- Le revenu que vous voulez vous verser, net, sur l'année.
- Vos heures réellement facturables. C'est ici que tout se joue.
Charges plus revenu souhaité, divisé par les heures facturables : vous obtenez le prix plancher de votre heure de travail.
Le piège des heures facturables
Si vous travaillez 35 heures par semaine, vous n'en facturez pas 35. Il y a l'administratif, les déplacements, le nettoyage, les réseaux sociaux, les créneaux que personne ne réserve.
Compter toutes vos heures comme facturables produit un tarif trop bas — et c'est l'erreur de calcul la plus répandue chez ceux qui démarrent.
Retirez aussi vos congés et vos jours de maladie. Personne ne vous les paiera.
Alors seulement, regardez autour
Une fois votre plancher connu, comparez. Trois situations :
Votre calcul donne moins que le marché. Alignez-vous sur le marché. Vous vous sous-évaluiez.
Votre calcul donne à peu près la même chose. Bon signe : votre structure de coûts ressemble à celle du métier.
Votre calcul donne nettement plus. Ne baissez pas mécaniquement. Cherchez d'abord pourquoi : charges trop lourdes, trop peu d'heures facturables, objectif de revenu irréaliste ? Baisser le prix pour « rentrer dans le marché » sans corriger la cause revient à travailler à perte en connaissance de cause.
Vos clients pourraient réserver seuls, pendant que vous travaillez.
Créer mon agenda gratuitementPourquoi le prix bas ne fait pas décoller
L'idée paraît logique : commencer moins cher pour attirer, augmenter ensuite. En pratique elle se retourne souvent.
Un prix bas attire une clientèle sensible au prix — celle qui partira au premier concurrent moins cher. Vous construisez une base que vous perdrez précisément le jour où vous augmenterez.
Et augmenter est plus difficile qu'on ne croit : chaque hausse doit être annoncée à des gens habitués à l'ancien tarif.
Ce qui marche mieux qu'un prix bas
Un tarif juste, avec une raison claire de venir chez vous : un créneau que personne d'autre ne propose, une spécialité, un accueil. Ce sont des arguments qui ne s'effritent pas quand un concurrent casse ses prix.
Augmenter : deux règles
Prévenez à l'avance, quelques semaines. Découvrir une hausse en payant est ce qui fait partir les gens — pas la hausse elle-même.
Ne vous justifiez pas trop. « Mes tarifs évoluent au 1er mars » suffit. Un long paragraphe d'excuses suggère que vous n'y croyez pas vous-même.
Sur BranShee, chaque prestation porte son prix et sa durée : vos clients voient le tarif avant de réserver, ce qui évite les surprises à la caisse.
Et si vos clients réservaient tout seuls ?
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